• Après avoir fait les 20 km de Maroilles (cf article précédent), j'avais envie de me tester sur 10 km, voir où j'en étais.

    Retour sur ma course.

     

    Prologue

    Dimanche 4 mai, il est 10h, je suis encore à la caisse du supermarché et je commence à stresser un peu. J'ai l'impression qu'il y a un complot autour de moi, comme si les gens ne voulaient pas me laisser partir à Wez-Macquart (La Chapelle d'Armentières) pour aller m'aligner sur le 9,5 km, course non-officielle, proposée par Charles Vanhamme, président et fondateur du Spiridon Club des Flandres, mouvement post-soixante-huitard, qui promeut (la vache!) la course pour tous, et l'esprit d'amitié dans la course à pied. 

    Il y a des courses où la course commence avant même qu'on ait enfilé ses baskets. Mais après quelques coups de coude, et quelques incivilités à l'égard des autres concurrents du 125 m cabas libre, je dépose les courses chez moi et enfile une tenue de running.

     

    "Vous courez sur les trottoirs, et si vous croisez la police, vous leur dites que vous effectuez votre footing dominical!"

    10h30: J'arrive sur les lieux du crime. L'ambiance est plutôt calme. A peine une dizaine de coureurs. Le temps de saluer l'organisateur et de sympathiser avec un de mes concurrents avec qui je décide d'aller reconnaître le parcours en guise d'échauffement, qu'il est pratiquement l'heure de partir. Les sensations sont bonnes. Pas d'inscription, pas de dossard. C'est l'esprit du mouvement!  

    11h: Il y a un peu plus de concurrents que tout à l'heure. L'organisateur donne quelques recommandations assez cocasses: "Vous courez sur les trottoirs, et si vous croisez la police, vous leur dites que vous effectuez votre footing dominical!". Voilà qui est dit. 

    Pour le 9,5 km, il s'agira de faire 4 boucles de 2,3 km. Le circuit a l'air plutôt roulant.

     

    J'ai pas fait exprès...

     

    "C'est pas parce que je suis habillé comme un kényan que je vais courir comme un kényan!"

    11h02: c'est parti, nous sommes une vingtaine à nous élancer. A ma surprise, je me retrouve aux avants-postes, dans un groupe de 4 coureurs. Nous courons à une allure proche de 4 minutes au kilomètre. Mon camarade d'échauffement me lance: "Vas-y! Tu peux accélérer!" 

    Je pense qu'il ne sait pas à qui il a affaire. Alors, ni une ni deux, je reste à la même vitesse, et lui rétorque: "C'est pas parce que je suis habillé comme un kényan que je vais courir comme un kényan!" Ce qui a valu les sourires des 2 autres compagnons de route. Faut pas m'énerver, moi!

    Nous finissons la première boucle à 4, et là je commence à en ch... Je gamberge... Va-t-il falloir rester au même rythme pour espérer rester dans ce groupe? Je laisse les autres mener, mais je me rends très vite compte qu'ils n'ont pas plus de jus que moi. Je me retrouve à nouveau aux avants-postes et décide de tenter un coup de bluff. Je place une légère accélération pour voir si ça suit toujours et paf: nous nous retrouvons à trois. Les deux autres recollent et n'ont pas l'air trop mal, même si je les entends respirer assez bruyamment. (pas Dark Vador, mais presque)

    A mi course, je me retrouve seul avec un seul concurrent à mes trousses. Je tente de maintenir mon rythme et réfléchis à ce qu'il me reste encore à parcourir. 2 tours, c'est pas rien!

    A mon grand étonnement, je creuse un écart. Je me dis que je ne parviendrai pas à conserver ce rythme jusqu'au bout. Que faire? Attendre mon poursuivant? Tenir? J'opte pour une solution de compromis: Je "décélère" afin de récupérer un chouïa de souffle. Surprise: mon poursuivant ne revient pas sur moi. Je réalise que j'arriverai peut-être premier...

     

    "Non, mais je fais 10 km!"

    Durant les 2 derniers tours, je n'ai cessé de me retourner afin de voir où il en était, ce diable rouge! (il avait un t-shirt rouge donc voilà) J'ai cru jusqu'au dernier kilomètre qu'il allait revenir sur moi, qu'il allait me narguer quand les deux blondes plantureuses lui remettraient la coupe. J'aurai accepté, finir 2ème, c'est déjà bien! Mais en ayant mené pendant toute la course, ça aurait été fort dommage tout de même.

    11h41: Je finis la dernière boucle comme je peux, m'arrachant dans les derniers mètres, je réalise que je viens de gagner une course, la deuxième de ma vie, et m'imagine déjà au JT de Pujadas quelques heures plus tard, invité à l'Elysée, et traversant les Champs Elysées à bord d'un bus à toit ouvrant avec "Runnard" écrit partout!

    J'ai pas fait exprès...

    El diablo ne m'a pas repris un mètre, il finit une vingtaine de secondes derrière moi, mais il poursuit sa course! Plus rien  ne l'arrête. Nous sommes deux à lui lancer "C'est bon, tu as fini!". Et lui de répondre:"Non, mais je fais 10 km!" Ce diable ne voulait pas en rester là, il tenait à tout prix à parcourir 10 km tous ronds! Il m'expliquera plus tard qu'il était en train de battre son record sur 10 km. 

     

    Épilogue

    J'ai parcouru les 9,4 km en 39 min 15. Moi qui espérais courir à 4 min 30 au kilo...

    Pas de coupe ni de médaille à l'arrivée, mais un joli t-shirt bleu, un bandeau "Conseil Général du Nord", une trousse rose fluo et une choppe de bière. C'est ça, l'esprit "Spiridon".

    J'ai pas fait exprès...

     

     

    Ce dimanche, j'ai pas fait exprès de gagner, non. 

    Merci le Spiridon Club des Flandres! 

     

     

    J'ai pas fait exprès...

     

     

    Technorati

    2 commentaires
  • Ce jeudi 1er mai, c'était la fête du travail, et je ne sais pas pour vous, mais j'ai vu beaucoup plus de marchands de muguet sur le bord des routes que d'habitude. C'était aussi mon retour sur les courses, et j'ai choisi Maroilles puisque Camembert et Morbier n'organisaient pas de course ce jour-là. 

    Ma préparation de ces dernières semaines étant ce qu'elle était, je ne pouvais prétendre faire une réelle "perf". Ce ne sont pas les 12 km courus sur le sol turque (dont 5,63 km autour de l'hôtel Ibis d'Istanbul) qui auraient pu me sauver.

     

     

    Bref, c'était les conditions idéales pour y aller l'esprit tranquille. Mais pas pour longtemps... En effet, durant le trajet, je n'ai cessé de repenser à tous ces marchands de muguet.

    Et si ces derniers avaient décidé de prendre la place de nos bons vieux ravitos ? 

    Combien de brins de muguet faudrait-il manger pour avoir autant d'énergie que dans une barre de céréales et pour ne pas avoir l'air idiot ? 

    Vont-ils sonner la clochette (de muguet) au dernier kilomètre ?

    A peine le temps de chercher des réponses à ces questions, que nous sommes déjà à Maroilles, pratiquement 2 heures avant le départ.

    Après avoir retiré nos dossards, nous faisons l'impasse sur les "cadeaux" (tarte au Maroilles, Maroilles, et t-shirt souvenir "finisher" qu'on pouvait avoir sans même avoir fait une foulée !!!) en se disant qu'il y aurait certainement moins de monde après la course.

    Retour à la voiture.

    Epinglage des dossards: check!

    Fixation de la GoPro: check!

    Et photo souvenir: re-check!

    20 km de Maroilles... Miam miam!!!20 km de Maroilles... Miam miam!!!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je décide d'aller m'échauffer un peu, faire tourner les jambes, contrairement à mon acolyte qui n'a pas complètement tort puisqu'on aurait le temps de s'échauffer durant les premiers kilomètres.

    14h40: nous nous retrouvons et nous jetons dans la cage aux lions. Ça grouille de partout. Un festival de couleurs!

    Longue attente jusqu'à 15h. Nous avons commencé à courir, mais je ne sais pas si c'est réellement le départ.

    Passage devant la ligne de départ, chrono enclenché. Objectif: 1h45

    Premier kilomètre: on piétine. Il faudra attendre le 3ème kilomètre pour tourner à une allure raisonnable. Les sensations sont très bonnes. Je profite du paysage et de l'ambiance de la course. Belle promenade jusqu'au kilomètre 13 où je vois mon acolyte (que nous appellerons Thierry) me faire de grands signes. Il me dit d'y aller, et je comprends "C'est bon, je suis là!".

    Kilomètre 14, je décide de partir, ou du moins, de garder la même allure (environ 5' au km) 

    Kilomètre 15: The Wall.

    20 km de Maroilles... Miam miam!!!

    On m'en avait un peu parlé de cette côte, mais c'est vrai qu'elle fait mal, et elle n'en finit pas... Je prends ma paire de ciseaux et raccourcis ma foulée, tout en me concentrant sur le rythme et la respiration. 

    C'est l'hécatombe dans le peloton. Je me dis que j'ai bien fait de partir prudemment.

    Après un énième virage, j'arrive au sommet, prends un peu d'eau et relance dans la descente. Les sensations sont toujours bonnes, et je parviens à reprendre mon souffle !

    Alors là, tout est permis, la fin de la course n'est qu'une succession de relances et un dernier kilomètre en 4'11. 

    Un coup d'oeil au chrono à l'arrivée: 1h42'15 secondes.

    Mon acolyte arrive 3 minutes plus tard. Finalement, il a bien tenu!

    Bref, mission accomplie. 

    Vivement la prochaine!

     

    Ma course en vidéo (profitez-en parce que je ne vais pas filmer chaque course, hein!):

     

    Technorati

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